
Le parc rhénan Pamina s'apprête à tenir ce mercredi 23 avril son assemblée générale annuelle à Sessenheim. Une assemblée qui verra la participation de quelques nouveaux maires mais qui consacrera surtout l'agrandissement de la zone d'influence du parc.Le concept est désormais bien connu, mais il n'est pas inutile de le rappeler: créé en 1997, le parc est une entité qui regroupe quelque 29 collectivités territoriales, villes, villages et communauté de communes, de part et d'autre du Rhin dans une zone comprise entre Germersheim au nord et Reinmünster-Drusenheim au sud. Son objectif est le rapprochement culturel des populations des deux rives par le biais de quelques manifestations et sites culturels. Parmi les sites muséologiques français, citons le musée de la Wacht à Mothern, et le centre d'initiation à la nature de Munchhausen
«Les ponts sont des outils de rapprochement»
Lors de l'assemblée de mercredi à Sessenheim, il sera proposé aux représentants des communes membres (côté français, on compte Lauterbourg, Mothern, Munchhausen, Eberbach, Beinheim, Seltz, Sessenheim, Drusenheim, Soufflenheim et Rountzenheim-Auenheim) d'agrandir l'emprise du parc en direction du nord et du sud. «Au nord, nous comptons coopter la ville de Wörth-am-Rhein avec ses communes associées de Büchelberg et Maximiliansau, affirme le directeur délégué du parc, Clauss Haberecht. Au sud, ce seront Offendorf, Gambsheim et Rheinau qui nous rejoindront». Haberecht ne cherche pas à jouer l'hégémonie. S'il met tout en oeuvre pour agrandir le parc le long du Rhin, c'est, dit-il, «parce que plus on étend l'emprise du parc, plus on multiplie le nombre de ponts sur le Rhin entrant dans celle-ci. Et les ponts, ce sont des outils de rapprochement».
Du vélo au bateau, les mêmes touristes
A la tête du parc, on s'interroge actuellement sur le moyen de redynamiser les objectifs du parc. L'un de ceux-ci sera vraisemblablement de créer des pistes cyclables franchissant le Rhin. «Nous aimerions doubler le pont de Wintersdorf-Beinheim d'une piste cyclable, ainsi que le pont de Gambsheim». Pas question, pour le moment, de songer à aménager une piste sur le pont d'Iffezheim. Et pour cause! Avec la création du village de marques Freeport, il faudra de toutes façons agrandir le pont pour éviter la congestion du trafic automobile. On pourvoira à ce moment-là aux besoins des cyclotouristes. Les responsables du parc envisagent également de lancer une forme de tourisme fluvial. Le long du Rhin circulent plusieurs bateaux de tourisme allemands dont le port d'attache est Karlsruhe. Ils promènent des groupes de touristes sur différents sites de destination: Strasbourg, Germersheim, Spire, voire au-delà. «Nous cherchons a établir entre ces bateaux et les sites riverains dans l'enceinte du parc une corrélation. Si ces compagnies pouvaient élargir leur offre commerciale, ce serait formidable, estime Claus Haberecht. Nous voudrions pouvoir proposer à des cyclotouristes de faire un chemin à vélo pour l'aller et en bateau pour le trajet retour».
Première promenade à vélo guidée en deux langues
En attendant, la première manifestation grand public de ce printemps au parc consistera le 1er mai à inviter les cyclistes à participer au premier «Tour à vélo Pamina-Rheinpark guidé en deux langues». Un guide formé prendra la tête du groupe de cyclistes à 14h30 près du bac de Seltz. De là, on se rendra au musée de la Wacht à Mothern, puis au Cine à Munchhausen, avant de revenir vers la maison Krumacher à Seltz vers 16h30. Parallèlement, le parc aura organisé le matin à 11h l'inauguration de son 9e musée à Rheinstetten, près de Karlsruhe, consacré au développement des civilisations rhénanes, puis à 14h, à l'inauguration du fort carré de Fort-Louis, un site récemment revalorisé.
Ma. Neiss
© Dernières Nouvelles D'alsace, Mercredi 23 Avril 2008. - Tous droits de reproduction réservés
![]()